RMT – Rénover et Maîtriser la Tradition

Pour aller plus loin

Que de fois n’avons-nous pas entendu déplorer la perte de la Tradition ésotérique.

 

Que de fois aussi n’a-t-on pas vu des chercheurs sincères affirmer que, sur telle ou telle question assez obscure, la  « Tradition » commandait de penser en certaine manière.

 

Tantôt cette Tradition prend l’aspect d’un sphinx mort dont le cadavre a disparuet tantôt on l’a fait parler comme si son âme désincarnée projetait des lueurs parmi l’incertitude.

Mais après tout, qu’est ce que la Tradition ?

 

Il s’agit d’ésotérisme – probablement une doctrine et peut être un savoir – en tout cas un mélange assez confus d’idées et préceptes manifestement bizarres, remarquablement insolites, sans utilité évidente, mais non pas sans intérêt captivant

Beaucoup d’auteurs – dont certains demeurent célèbres – en ont, jadis, abondamment écrit.

 

On suppose alors, un ensemble de procédés et d’usages, transmis depuis la plus haute antiquité par des générations successives de penseurs pour définir et appliquer certains principes fondamentaux qui ont, sans doute, leurs  raisons, mais quelle en est la valeur ? Et comment ont-ils été transmis ?

Dans les ténèbres où s’effectuent les recherches, on a souvent le sentiment intérieur que d’autresen des temps imprécis – ont dû connaître ce qui échappe.

 

Des années ont passé de labeur acharné pour défricher ce terrain, légué par une ancestralité que les uns déclarent naïve et les autres imaginent subtile et l’on n’est guère plus avancé qu’au début lorsque l’attrait de l’inconnu poussa à l’exploration des sciences anciennes.

 

Actuellement la Magie demeure mal comprise et l’Alchimie peu étudiée. L’Astrologie, par contre semble avoir passionné pour prendre un aspect plus cohérent. Quant à la Mythologie, elle reste toujours impénétrable ; et pour ce qui concerne le Symbolisme, il y a des conjectures. Nul ne relève plus de deux ou trois sciences secrèteset pourtant elles sont au nombre de cinq.

 

Or comment s’y prend-on pour aborder ce domaine intellectuel qui présente ainsi cinq forces ?

 

J’ai inventé à ce propos une petite histoire que je raconte souvent. Elle me parait dépeindre assez bien la façon dont on se conduit à l’égard des sciences secrètes- quelle que soit sa tournure d’esprit.

 

C’est une sorte de conte dans le genre de ceux qui se voient dans les anciens écrits.

 

Sur la grand’ route, très large, très plate, où passe la foule des humains, – dans la hâte de courir après ces trois buts de tous les efforts en ce monde, l’Amour, l’Honneur ou l’Argent, – se trouve greffé, mais assez peu apparent, un minuscule sentier. La plupart des hommes, trop préoccupés à poursuivre leur rêve, ne s’en inquiètent pas ; seuls quelques perspicaces, prédestinés sans doute, s’arrêtent pour le considérer.

 

Ils se demandent d’abord où il peut bien, conduire. C’est un chemin détourné, bordé de roses odorantes, qui s’engage par une pente douce sous une haute futaie. Il semble facile et il offre un biais engageant. Par là on s’éloigne de la tourbe bousculante qui déferle en hurlant sur la grande voie ; par là on est assurément à l’ombre, néanmoins dans le calme et probablement dans la satisfaction intime. Qui sait? Par là, peut être, découvrira-t on un trésor.

 

Un auteur éminent en matière de Tradition, – Pierre PIOBB – a fait remarquer quelles pouvaient être les 3 attitudes possibles en face de cette recherche.

 

– le dédain, plus ou moins sceptique, plus ou moins enraciné, plus ou moins ignorant aussi ;

– la curiosité, définie et d’allure scientifique, éprise de divers détails, désirant mettre éventuellement à la portée de tous, sinon l’ensemble, quelqu’une des parties composantes ou dérivées de ce patrimoine ;

– l’élucidation, limpide et précise, parfaitement rationnelle et absolument acceptable, de chacune de ces sciences, afin que leurs secrets les plus profonds soient percés à jour.

On ne devait guère soupçonner que cette élucidation fût possible. Mais on conviendra finalement que sa recherche  a son utilité pour mettre au point plusieurs idées préconçues et qu’elle procure le moyen de tirer profit de son étude.

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